A voir en écoutant : Theoretical Girl - Another flightCher lecteur,
as-tu constaté, comme moi, que cette rentrée est celle de tous les cataclysmes : de l'implosion des marchés financiers (entre nous, est-ce un mal ?) au succès de Siné Hebdo (entre nous, c'est un bien !) ? Ne souhaitant pas être en reste, j'inaugure ici la nouvelle rubrique de ma rentrée. Régulièrement, je te parlerai d'un artiste déniché sur la toile, au sens webesque (sic) du terme. Certes, rien ne vaut le délice de tourner autour d'une sculpture pour en apprécier les formes et volumes (sauf pour celles de Jeff Koons, peut-être ?). Certes, rien ne vaut de toucher du regard une peinture pour en appréhender les subtilités (sauf pour celles de Jeff Koons, peut-être ?). Certes. Mais je pense à l'habitant de Montel-de-Gelat subitement animé d'un irrépressible désir d'art. Après avoir dévoré pour la troisième fois les 700 pages de l'"Histoire de l'art" d'Ernst Gombrich, de quoi dispose notre Montelois pour contenter son envie, si ce n'est sa connexion haut débit ?
Mais revenons à notre nouvelle rubrique et parlons de Seth Armstrong.
Seth raconte des histoires. De trois amis à la campagne ("Pissing in Ireland"), aux jeunes acteurs en répétition ("Rehersal"), en passant par trois cyclistes en pause ("Gavin says"), Seth narre des histoires sans définir mais, au contraire, en invitant à l'imaginaire. Ses peintures retranscrivent de véritables scènes de films. Des scènes non pas vues depuis un fauteuil de spectateur mais vues depuis un plateau de tournage. En effet, l'éclairage des toiles, par un travail sur la lumière, semble émaner d'un projecteur.
Cet artifice n'entrave pourtant pas l'omniprésence de l'humain, autant dans les regards des quatre hommes de "No place to be somebody" que dans l'attente résignée des immigrants aux vestes défraichies de "The immigration station".
A toi de surfer...
Merci à Steve Jobs et Bill Gates.
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